Le recensement essentiel pour tous, selon Guimond
(14h30) Le député de Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord, Michel Guimond, est en désaccord avec le gouvernement conservateur, qui veut changer le concept du recensement qui se fait aux 10 ans.
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, veut que le prochain recensement, en 2011, soit distribué au tiers de la population plutôt qu’à 20% des Canadiens, et qu’il ne soit plus obligatoire de le remplir.
En réaction à cette position du gouvernement, le directeur de Statistique Canada a démissionné puisque les données ne seraient plus fiables. Michel Guimond, qui dit ne pas être un spécialiste dans ce domaine, trouve qu’il est important que ce soit obligatoire: « Il ne faudrait pas oublier que plusieurs organismes, aussi bien les municipalités que les provinces, qui se servent des données du recensement. Emploi Québec, par exemple au niveau de la migration, de la planification des besoins et de pénurie de la main d’œuvre. »
Le gouvernement donne comme raison le côté « intrusif » du formulaire, alors que les questions sont très pointues. Mais, d’après Michel Guimond, ça cache autre chose : « Ça fait l’affaire des conservateurs, de ne pas avoir des données fiables. Par exemple, une des questions posées dans le questionnaire entre autres, était « Quelle est votre langue parlée à la maison et au travail? » Quand on pose des questions là-dessus, les consommateurs se pètent es bretelles en disant qu’il n’y a pas de problème d’assimilation. »
Stephen Harper s’était servi indirectement de données du recensement dans son mémoire de maîtrise à l’Université de Calgary, en 1991, qui portait sur les cycles économiques et la politique fiscale. Selon les partis de l’opposition, il fait tout le contraire de ce qu’il plaide dans son mémoire, ce qui alimente le débat.
