Le virage en sécurité civile est amorcé
C’est dans cet esprit que le ministère de la Sécurité publique amorce « un virage » pour leur fournir de nouveaux paramètres en sécurité civile. C’est ce que le ministre Stéphane Bergeron a laissé entendre, dans une entrevue, alors qu’il participait au banquet d’ouverture de la 45e édition du congrès de l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec (ACSIQ) qui se déroule à La Malbaie.
Gilles La Madeleine, directeur général de l'ACSIQ, le ministre Stéphane Bergeron et Daniel Brazeau, président de l'ACSIQ
« Meilleurs est la préparation, plus rapidement les services sont rétablis et moins grandes sont les conséquences sur une population victime catastrophe naturelle par exemple. L’idée, c’est de développer une d’intervention uniforme dans le cas d’une catastrophe naturelle par exemple », explique le ministre de la Sécurité publique.
Les chefs Daniel Boies, Pierre Boudreault, Carl Chamberland et Éric Dufour
Le ministre Bergeron assure que les nouvelles façons de faire en sécurité civile ne seront pas « imposées » comme l’a été schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Il n’a pas confirmé « qu’un chèque accompagnera les nouvelles mesures ».
Le ministre Bergeron ne sortait pas d’une boîte à surprise avec ce changement. « Les autres risques » est le thème du congrès de l'ACSIQ. L’association a pris les moyens pour mieux outiller les services qui doivent éteindre des feux, mais de plus en plus se spécialiser. Les types de services évalués sont les sauvetages nautique et sur glace, sur cordage et en hauteur, en espace clos, hors route et en forêt, les interventions avec les matières dangereuses et le service de premiers répondants.
De nombreux véhicules sont en montre sur les stationnements du Manoir Richelieu durant le congrès qui se termine lundi
Daniel Brazeau, président de l,’ACSIQ, explique « qu’après le congrès, qui présente des ateliers et symposiums, les directeurs pourront récupérer un coffre à outils afin d’avoir la marche à suivre pour former une équipe spécialisée »
Il croit que l’avenir des services incendie passe par les regroupements. « Mon service est né d’une fusion de 9 services couvre maintenant une MRC. Faire payer un équipement par 22 000 contribuables, c’est moins cher que pour 1 500. Ce n’est pas simple un regroupement. Il faut l’avouer, souvent, c’est le gars qui porte le casque blanc qui s’y oppose », dit aussi Daniel Brazeau.
Phillipe Savard, Monique Marier et Denis Lévesque, du service incendie de La Malbaie, sont les membres du comité organisateur du congrès.

